Prendre une photo, la conserver et l’envoyer sont trois choix différents. Vous pouvez aimer garder beaucoup d’images tout en souhaitant en partager très peu. Une règle simple discutée avec les proches peut éviter que chaque nouvelle photo déclenche une conversation sur sa diffusion.
Définir le cercle de destinataires
Choisissez les personnes auxquelles vous souhaitez envoyer une sélection. Un groupe privé n’est pas forcément restreint : vérifiez ses membres et la façon dont ils utilisent les images. Une photo peut être enregistrée ou transférée même lorsque le premier envoi vous paraît confidentiel.
La CNIL invite à éviter la publication de photos d’enfants sur les réseaux sociaux, à privilégier un partage privé sécurisé et à écarter les images touchant à leur intimité. Le choix du canal ne supprime pas la nécessité de réfléchir au contenu envoyé.
Sélectionner les images sans automatisme
Avant l’envoi, regardez ce qui apparaît autour de l’enfant : document, adresse, écran ou personne qui n’a pas choisi de figurer dans la photo. Vous pouvez conserver l’image pour vous sans l’inclure dans la sélection partagée.
Une vue de mains, un dessin ou un détail d’une sortie peut raconter le moment sans montrer systématiquement le visage. Ce choix n’est pas une obligation esthétique ; il offre simplement d’autres façons de partager une nouvelle.
Dire clairement ce que vous autorisez
Une phrase peut accompagner le groupe ou la première sélection : « Ces photos sont destinées à ce cercle ; merci de nous demander avant de les transférer ou de les publier. » Vérifiez que les adultes concernés par les choix autour de l’enfant partagent le même cadre.
Si une image circule au-delà de ce qui était convenu, demandez précisément où elle a été publiée et ce que vous souhaitez voir retiré. La discussion sera plus claire qu’un reproche général sur toutes les habitudes numériques de la famille.
Garder une collection privée distincte
Votre carnet de souvenirs peut conserver des images que vous ne souhaitez pas diffuser. Organisez les originaux à part de la petite sélection à envoyer pour réduire les erreurs de manipulation.
- Les destinataires sont connus.
- Les images intimes ou trop révélatrices sont écartées.
- Les personnes présentes ont été prises en compte.
- La consigne de non-rediffusion est compréhensible.
- Les originaux restent dans votre rangement personnel.
Vous pouvez revoir cette organisation à mesure que l’enfant grandit et l’associer aux choix selon sa compréhension. Ce qui a été partagé une fois ne doit pas devenir un accord permanent pour toutes les images suivantes.
Source : CNIL — Partage de photos et vidéos de votre enfant, consultée le 8 septembre 2026.




